La culture hip-hop en France

3 000 000[1]. C’est le nombre d’artistes hip-hop inscrits sur Myspace. Ce chiffre en fait le genre musical le plus représenté sur ce réseau social.

Cependant qu’on évoque le hip-hop, il est important de bien définir le terme. Plus qu’un simple style de musique, celui-ci est avant tout un courant artistique. Il regroupe différentes disciplines comme la danse (break dance) ou encore le graff. Ces différentes dimensions ont des influences réciproques qui vont conduire à des codes, des manières de penser ou de se vêtir propre au hip-hop. L’importance des courants parallèles nous permet ainsi de mieux comprendre l’ampleur du mouvement hip-hop.

La France est le deuxième marché mondial du hip-hop[2]. Les artistes sont présents dans toutes les villes du pays et se caractérisent par leur orientation musicale. On parle de « rappeurs », « chanteurs » (pour les artistes rnb) ou encore de « slammeurs ». Ces artistes ont connu l’âge d’or durant les années 90. Des rappeurs comme NTM, MC Solaar ou encore I AM sont les premiers à être passés en studio d’enregistrement et ont incité les maisons de disques à signer des contrats. Le rap (genre majeur à l’époque), est donc devenu un business dont beaucoup de filons vont être exploités. De ces mêmes maisons de disques aux « entrepreneurs du ghetto »[3], la musique va générer des opportunités parallèles. De promotion d’album à la communication visuelle, de nouveaux acteurs vont voir le jour.


[1] BEUSCART Jean-Samuel, « Les usages de MySpace par les musiciens autoproduits », Online Economy, ADIS, décembre 2007, 22 p.

[2] http://www.lesinrocks.com/musique/musique-article/article/le-rap-en-france-le-combat-continue/

[3] La « street entrepreneurship » ou « entrepreneur du ghetto » est considéré comme une branche satellite du hip-hop. Cette expression définie les créations d’entreprises par les jeunes issus des quartiers et qui gravitent autour du milieu hip-hop. La figure phare de l’entrepreneur du ghetto est Mohammed Dia qui a crée sa marque de vêtements M.Dia en se servant à ses débuts de l’image de marques des rappeurs français.

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