La boutiques des Capucins

Comme son nom l’indique, la boutique tire ses origines d’un passé de sellerie arnacheur. Le maître des lieux, Thierry Laplanche, connaît donc les métiers du cuir comme sa poche. De fait, avant de créer sa première boutique en 1981 avec son épouse , il a été fabricant de sacs à main, fournissant alors le réseau des maroquiniers. Puis, avec la vague des délocalisations en Chine, il a choisi de cesser sa production pour s’ouvrir aux marques et se centrer sur la distribution. Mais le fait de bénéficier de cette expertise lui permet aujourd’hui de proposer un service en plus en matière de réparation et de cordonnerie. « Nous avons gardé l’atelier. Ce qui fait qu’en termes de SAV comme pour toutes sortes d’interventions sur les sacs, les bagages et les chaussures, les gens pensent à nous », précise-t-il. Au 4 rue des Capucins où il est installé depuis 20 ans, il diffuse une cinqantaine de griffes en accessoires dont Séquoia, Barbara Rihl, Eastpak, Catherine Parra, Brontibay, Groom, Mwalit, Jean Louis Fourès, Lipault, Ariane Lespire, Nature, Sobral, Claude Dasque etc. « Nous aons étendu l’offre maroquinerie à l’accessoire depuis 6 ans, parce que l’on considère que c’est tout à fait complémentaire ». Le bijou représente ainsi le deuxième pôle de ventes suivi des chapeaux, foulards et montres. « Les chiffres nous portent  à croire que la distribution qui applique une logique transversale fonctionne bien, car quand un segment accuse une baisse, l’autre compense toujours », affirme le couple gérant. « A condition également d’apporter une valeur ajoutée. Pour nous, c’est notre savoir-faire de maroquinier qui rassure et séduit le client avant tout, puis c’est l’esprit de la boutique qui mise sur la couleur et les exclusivités. Il est important pour nous que les marques et les créateurs respectent cette donne, car plus ils son diffusés et plus ils perdent en attractivité ». Malgré la crise, rien n’a été changé dans sa politique d’achat. « Nous avons connu des années de progression. Là, en cette période de crise, nous nous stabilisons avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 300 000 euros. Mais pour maintenir notre activité, il faut travailler sur la réactivité de l’offre. Les salons restent donc  un moment crucial. A nous aussi de tenir notre carnet de tendances », ajoute-t-il. A ce titre, Thierry Laplanche observe que dans le sac, la fantaisie se vend de mieux en mieux, en textile, les écharpes en laine bouillie et à pompons ont la faveur des clients et en bijoux, les femmes cèdent à l’appel de la couleur. « Mais ce qui compte le plus, c’est le Made in France ou Europe. Ce n’est  pas une question d’influence politique, mais vraiment un choix éthique pour beaucoup de gens dont je fais partie », souligne-t-il. A l’avenir, le couple songe à ouvrir un site Internet vitrine et peut-être un second point de vente pour assouvir sa soif de nouveaux créateurs.

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