La maroquinerie tendance et chic Cosset

Jocelyne Cosset est maroquinière ; elle est aussi, un peu, coutelière ! Explication. Le magasin localisé avenue Gambetta au Blanc, cheg-lieu de canton de 7000 habitants dans l’Indre, a été crée dans les années 1950 par un coutelier de métier. C’était donc à l’origine, une coutellerie. Dans un second temps, son épouse a rajouté une partie maroquinerie. M. et Mme Cosset ont repris le fonds de commerce en 1990 et conservé la coutellerie pour un tiers de l’activité, l’essentiel étant consacré à la maroquinerie. Une précision : Jocelyne Cosset est en fait le seul pilote de l’affaire dans le mesure où son époux, aujourd’hui retraité, travaillait au cadastre. Avant de se vouer au métier de maroquinière, Jocelyne Cosset était out simplement mère au foyer, élevant ses trois enfants. La maroquinerie Cosset est un magasin de surface moyenne (60m²) situé en centre-ville, proposant une offre moyen de gamme. Deux fournisseurs sont particulièrement présents dans les rayons :  Texier dans le sac et Kipling dans le sac sportswear et le bagage. Mais la maroquinière présente d’autres marques « signifiantes » : Jean-Louis Fourès, Paquetage, Samsonite, Tony Perotti, Lancaster, Converse ou le sac Eastpak. Pour mettre en valeur, et en scène, tout ce petit monde Jocelyne Cosset fait elle-même sa vitrine toutes les trois semaines. Et pour le faire savoir et stimuler ses affaires elle communique surtout via le groupement des commerçants de la commune qui fait régulièrement de la publicité collective pour les animations commerciales. Plus ponctuellement, elle utilise les services de la presse locale. Son activité, la maroquinière l’exerce dans une zone de chalandise à caractère rural forte d’environ 30 000 habitants. La clientèle y est très fidèle, précise Mme Cosset. La zone de chalandises autour de la petite ville du Blanc comprend de nombreuses résidences secondaires situées dans le parc naturel régional, ce qui lui amène en plus une clientèle parisienne tout aussi fidèle que la clientèle locale. Comme partout en zone rurale, il y a de l’évasion commerciale dont bénéficient les grandes villes alentour jamais plus loin que d’une heure de route. Dans un contexte économique très incertain, Jocelyne Cosset reste optimiste : « Le métier de maroquinier indépendant est très intéressant et son avenir peut être assuré, à condition d’apporter aux client le petit plus que ne font pas les grandes enseignes, c’es-à-dire la proximité, l’écoute, les conseils, un service après-vente de qualité. » Des arguments forts qu’aucun détaillant indépendant ne saurait négliger.

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