Le e-commerce maroquinerie se déploie

A l’instar du prêt-à-porter et des accessoires, le e-commerce dans le secteur de la maroquinerie et du sac a main continue d’étendre sa toile sous l’impulsion des « pures players » et d’une poignée, pour l’instant de maroquiniers.

 

On se souvient qu’au milieu des années 2000, c’est-à-dire hier, le commerce en ligne commençait à chatouiller sérieusement les nerfs des commerçants dits « physiques ». Quelques années auparavant, au tournant des années 1990 et 2000, la « bulle Internet » avait explosé, remettant provisoirement les pendules à l’heure tout en laissant de nombreux « pures players » (les acteurs du Net qui n’ont pas de magasins « physiques »)., ces aventuriers du Web, sur le carreau. Non la Toile n’allait pas révolutionner aussi aisément que prévu le monde du commerce ! Soulagement chez les commerçants de nos centres-villes, de nos quartiers et de nos périphéries, inquiets d’une concurrence annoncée dont personne alors ne pouvait appréhender le potentiel réel. Au milieu des années 2000 donc, on ne parlait plus de bulle mais d’une réalité commerçante dans laquelle le e-commerce prenait sa place en jouant des coudes, traitant le commerce en place avec peu d’égards. Les commerçants physiques appréciaient d’autant moins que les sites de certains  de leurs fournisseurs passait, avec plus ou moins de discrétion, de la vitrine inoffensive à l’offre commerciale directe, certains, pour ne pas dire la plupart, fricotant en parallèle avec le sites de ventes privées pour liquider leurs stocks. Ces chiffons rouges ont fait beaucoup jaser dans le Landerneau des accessoires et contribué à créer des tensions qui auraient pu être évitées avec un peu de pédagogie et moins de précipitation. Il est vrai que les « marques » s’inquiétaient et continuent de s’inquiéter de l’évolution du détail indépendant, leur clientèle naturelle. Un chef d’entreprise a l’obligation d’interroger l’avenir, et celui-ci est flou. Le détail maroquinerie ne va pas disparaître, mais le maillage du territoire par les détaillants se relâche, laissant apparaître ici et là des « trous noirs ». Des trous qui ne peuvent laisser leurs fournisseurs indépendants. Il est vrai que les intérêts bien compris des uns et des autres ne convergent pas toujours.

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