TDAH : médecine ou phénomène de mode ?

Manifestation de la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme le samedi 16 mars 2013 à Paris pour dénoncer les diagnostics abusifs d’hyperactivité chez les enfants, entraînant une surconsommation dangereuse de Ritaline.

Nous entendons beaucoup parler du TDAH (Trouble Déficit de l’Attention avec Hyperactivité) dans la société. De plus en plus de jeunes seraient touchés, et il est question de dépistage dès le plus jeune âge.

Le TDAH représente-il un réel problème médical ? Ou est-ce plutôt un phénomène de mode enrichissant professionnels de santé et laboratoires ?

Rappelons qu’il n’existe aucun test médical permettant de diagnostiquer à coup sûr le TDAH. Bien entendu, nous pouvons trouver des listes de symptômes, mais ces derniers illustrent des comportements normaux ayant toujours existé chez de nombreux enfants : étourderie, ne se conforme pas aux directives, difficulté à suivre une conversation, trop bruyant, impatient, mauvais résultats scolaires, remue les mains ou les pieds, etc. De plus, de nombreux facteurs peuvent influencer ces comportements, tels que l’utilisation de jeux vidéos, la malnutrition, le manque de sommeil, etc. Le DSM IV (Manuel Diagnostique et Statistique des troubles mentaux) précise même : « A l’examen clinique, il n’existe pas de signes spécifiques associés au diagnostic de Déficit de l’attention/hyperactivité ». Le diagnostic du TDAH n’est donc pas scientifique mais subjectif.

Une recrudescence des dépistages psychiatriques chez les enfants représente un intérêt purement commercial. Car ces diagnostics entraînent la plupart du temps une prescription de psychotropes, pouvant même se renouveler à vie. Des millions d’euros sont en jeux.

Pourtant nous entendons peu parler des risques de ces médicaments. La Ritaline par exemple, prescrite pour traiter le TDAH, peut entraîner des dyskinésies, hallucinations, état dépressif avec idées suicidaires, hépatites, retard de croissance, etc. Ce médicament fait même partie de la liste des 77 médicaments nécessitant une surveillance renforcée, préconisée par l’agence nationale du médicament.

Ce dépistage de TDAH en France est abusif et dangereux. Il faut stopper cela pour garantir un développement optimal et sain à nos enfants.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme dénonce depuis près de 40 ans en France les abus de la psychiatrie. L’association reçoit chaque semaine de nombreux témoignages de victimes et de familles.

Pour plus d’informations, visitez le site Internet de la CCDH www.ccdh.fr, ou contactez-nous par téléphone au 01 40 01 09 70 ou par email à ccdh@wanadoo.fr.

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