L’Université des Antilles et de la Guyane dispose d’un système haute disponibilité grâce à la virtualisation de bout en bout sous DataCore et VMware

La solution SANsymphony-V exploitant la mémoire cache conjuguée à la mémoire Flash/SSD, permet au SI de l’UAG d’atteindre des performances phénoménales, y compris pour les applications les plus gourmandes telles que le datamining, le calcul intensif, et les portails de services Cloud désormais toutes gérées dans le cadre d’un Plan de Continuité des Activité sous DataCore.

Fondée il y a une trentaine d’années, l’Université des Antilles et de la Guyane (UAG) est implantée sur 3 territoires français d’outre-mer – l’archipel de la Guadeloupe, l’Ile de la Martinique (distants de 250 kilomètres) et la Guyane française (à environ de 1500 km). L’établissement compte au total près de 12000 étudiants et 1000 collaborateurs enseignants et non-enseignants.

Proche de l’Amérique du Nord, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud, elle est la seule université française, voire européenne, présente dans le bassin caribéen et occupe donc une place stratégique dans cette zone géographique.

Les technologies de l’information et de la communication jouent ainsi un rôle primordial dans le bon fonctionnement de l’UAG, qui a commencé très tôt à développer des réseaux inter-sites et inter-îles. Elle héberge par ailleurs, en Guadeloupe et en Martinique, le nœud régional de RENATER (Réseau National de télécommunications pour la Technologie, l’Enseignement et la Recherche) pour alimenter en réseau, Internet et connectivité d’autres organismes tels que les rectorats et centres de recherches implantés sur les deux îles.

Mobilisée comme support des travaux du laboratoire CEREGMIA (Centre d’Étude et de Recherche en Economie, Gestion, Modélisation et Informatique Appliquée), cette infrastructure permet la mise en application de travaux de recherche et la réalisation de projets internationaux autour du numérique.

 

Défi

Le CEREGMIA, très connu dans les Caraïbes, a une démarche extrêmement volontariste en matière d’utilisation des technologies pour ses activités de recherche, datamining, tests etc., mais surtout pour proposer toujours plus de nouveaux services aux usagers au niveau national et international, tels que l’enseignement à distance, la mise en place de portails ou sites web dédiés à l’administration en ligne, nécessitant un système informatique robuste.

La démarche de mise en œuvre de la virtualisation n’est pas nouvelle à l’UAG, puisque déjà en 2003, elle se dote d’une infrastructure fortement virtualisée. A l’époque, elle entame ce projet avec la virtualisation de ses serveurs sous VMware.

L’acquisition de la nouvelle infrastructure en 2011 lui permet d’étendre la virtualisation au niveau du stockage pour pouvoir monter en puissance et mettre en place un système haute disponibilité, évolutif, robuste et automatisé au maximum.

« Nos défis sont multiples : premièrement, il faut bien comprendre notre contexte. Nous avons besoin d’une infrastructure extrêmement pointue, dans un environnement technologique pas si bien développé en termes d’accompagnement et de services disponibles sur le territoire », explique Olivier Portecop, Directeur du Centre de Ressources Informatiques et Chargé de mission aux Systèmes d’Informations (équivalent du DSI) de l’Université des Antilles et de la Guyane. « Deuxièmement, nous travaillons sur la base de programmes de recherche et développement. Nous devons donc, bien en amont, mettre en place une infrastructure suffisamment dimensionnée en termes de volume de capacités de stockage, pour mieux appréhender nos projets à venir. Un autre challenge consiste à correctement dimensionner les enveloppes budgétaires pour assurer la pérennité des services fournis. C’est sur une certaine anticipation des niveaux d’utilisation, mais aussi sur notre capacité de projection dans les usages innovants émergeants que nous engageons nos investissements. »

En 2011, le cahier des charges prévoit alors le remplacement des serveurs, qui, pour la moitié d’entre eux, n’étaient pas encore virtualisés, tandis que d’autres, attachés à des baies de stockage, faisaient déjà tourner un hyperviseur et donc des machines virtuelles.

« Cette architecture nous offrait déjà une certaine souplesse en matière de montage de LUN et de gestion du pôle de stockage. Cependant, nos 4 SAN constituaient toujours des îlots disparates. Nous souhaitions centraliser et automatiser la gestion de tout notre stockage, et mettre en place un Plan de Continuité des Activités pour assurer la haute disponibilité des données dans notre Datacenter martiniquais », déclare M. Portecop.

Pour l’aider dans le choix d’une solution de virtualisation de stockage, l’UAG fait appel en 2011 à Infodom, actuel titulaire du marché d’équipements informatiques de l’université.

 

Choix de la solution

Infodom, l’une des principales sociétés de conseil et d’intégration en infrastructures réseaux et systèmes dans les DOM, recommande de remplacer les 4 baies de stockage (IBM DS4400) par deux baies de stockage IBM DS3524 et de mettre en place deux hyperviseurs de stockage DataCore SANsymphony-V en mode de réplication synchrone, pour gérer l’accès et assurer la haute disponibilité de l’ensemble des données dans un SAN complètement redondé.

Le choix de la solution est validé et le chantier démarre en septembre 2011.

 

Infrastructure mise en place

La nouvelle infrastructure repose sur deux châssis Blade Centre H d’IBM, 12 serveurs physiques de type blade (IBM HX5) totalisant 180 cœurs et 1440 Go de RAM et supportant chacun un hyperviseur vSphere managé par vCenter de VMware, hébergent actuellement une soixantaine de machines virtuelles, complétées par un load balancer Big IP F5 redondant. Les 2 serveurs HP, hébergeant les hyperviseurs de stockage logiciels DataCore SANsymphony-V, sont chacun dotés d’une mémoire cache de 64 giga-octets de RAM et possèdent des puces flash internes de 5 téraoctets sur la base de cartes FusionIO ainsi qu’une soixantaine de disques (SAS 15000 tour/min, FC et SATA), pour une capacité totale de 263 téraoctets.

 

Déploiement

Le déploiement de la nouvelle infrastructure par Infodom a duré 3 mois environ, dont 8 jours pour la mise en place des hyperviseurs DataCore SANsymphony-V. Jean-Marc Bernadine, Responsable Technique de l’infrastructure du CRI (Centre de Ressources Informatiques) a participé à l’installation. Il a également bénéficié d’une formation de 2 jours pour s’approprier parfaitement la gestion du système.

Pendant l’installation, Infodom a pu s’appuyer sur le service support DataCore, qui s’est occupé de l’ajustement de la configuration et du peaufinage des paramétrages serveurs.

« Notre nouvelle infrastructure, complètement redondée, a été mise en production en janvier 2012. Elle sera répartie entre le Datacenter existant et un second actuellement en construction, répondant aux normes de sécurité et antisismique en vigueur les plus strictes. Les deux salles blanches, distantes de 900 m et reliées par fibre optique monomode apporteront ainsi encore plus de sécurité en cas d’incident », confie M. Portecop. « Il ne s’agissait pas seulement d’une migration des données, mais d’une véritable migration d’infrastructure et de système. Nous avons préféré faire les choses étape par étape. »

 

Bénéfices

Le CRI (Centre de Ressources Informatiques) de l’UAG met en avant la grande souplesse et des performances exceptionnelles de cette nouvelle infrastructure, atouts qu’elle attribue en grande partie à la virtualisation du stockage sous DataCore.

« SANsymphony-V optimise les ressources de stockage indépendamment du support matériel sur lequel elles reposent. La solution nous a ainsi permis d’intégrer les dernières innovations en termes de mémoire Flash/SSD. Renforcée par l’exploitation de la mémoire cache par DataCore, nous atteignons des performances phénoménales même au niveau de nos applications les plus gourmandes telles que le datamining », explique M. Portecop.

La fonctionnalité Auto-Tiering de SANsymphony-V permet en effet de hiérarchiser les données en fonction de leur nature et de leur criticité, afin de leur affecter des volumes et des types de stockage adéquats au meilleur ratio performance/ prix.

Ainsi, l’UAG peut affecter du stockage très performant à ses applications métier les plus critiques, et du stockage plus lent et économique à des machines de pré-production pour tester ses nouveaux services aux usagers, ceci dans un environnement proche de la réalité.

Dans le cadre du Plan de Continuité d’Activité (PCA), grâce à la fonction Failover / Failback de DataCore, lorsque l’un des Blade Center est arrêté volontairement ou suite à un incident, l’autre prend automatiquement le relais, sans arrêt de production et de façon transparente pour les utilisateurs finaux. De retour à l’état initial, les deux systèmes se resynchronisent automatiquement, sans intervention humaine et sans aucune perte de données.

Le Plan de Continuité d’Activité a déjà bien servi l’UAG dans le cadre d’une panne de climatisation. Afin de diminuer la dissipation de chaleur, l’équipe IT a simplement éteint l’un des deux hyperviseurs de stockage DataCore et a fait basculer toutes les machines virtuelles sur un seul Blade Center. La production a continué sans problème, jusqu’à ce que le système de climatisation soit réparé et toutes les machines rebranchées.

La virtualisation a également permis à l’UAG de diminuer les consommations énergétiques de son Datacenter de quasiment 50 % : de 40 kW, elle est passée à 23 kW.

 

Conclusion

« Nous sommes exposés à de nombreux risques naturels tels que les volcans, tremblements de terre, tsunamis, et nous nous devons de prendre des mesures adaptées. Mis à part notre Plan de Continuité d’Activité sous DataCore sur le site de la Martinique, nous procédons à des sauvegardes de données de nos applications stratégiques sur le site de la Guadeloupe ou de la Guyane. Cela nous permet la restauration des données sur l’un de ces sites en cas de nécessité. Cependant, géré de façon très traditionnelle, ceci ne peut évidement pas se faire dans des conditions de fonctionnement immédiates. C’est pourquoi nous souhaiterions également déployer la solution DataCore sur les deux autres sites, afin d’instaurer un Plan de Reprise d‘Activités (PRA) à proprement parler. Le projet est à l’étude », conclut M. Portecop.

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