Communiqués ‘abus psychiatriques’

Création d’un observatoire national du suicide

A l’occasion de la création de l’Observatoire national du suicide, la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme a manifesté le samedi 21 septembre 2013 à Beaubourg à Paris pour sensibiliser la population aux dangereux effets secondaires des drogues psychiatriques.

L’Observatoire national du suicide a été créé le 10 septembre 2013 à l’occasion de la 11ème journée mondiale du suicide par la Ministre de la santé Marisole Touraine. Cet observatoire sera en charge de recueillir des statistiques, de lancer des études thématiques, et de faire des campagnes de prévention.

Le suicide est un réel problème pour notre société. Plus de 10 000 décès par suicide sont enregistrés chaque année, coûtant près de 5 milliards d’euros.

Différents facteurs peuvent pousser au suicide : mal-être, problème familial ou professionnel, perte d’un proche, etc.

Il est à noter que les traitements psychiatriques proposés pour aider les personnes vulnérables lors de ces passages difficiles peuvent eux-mêmes entraîner des malaises et des risques suicidaires.

Les antidépresseurs Prozac et Zoloft peuvent tous deux entraîner le suicide. La Ritaline, prescrite aux enfants dès 6 ans, peut entraîner un « état dépressif avec idées suicidaires », comme spécifié sur la notice.

Des millions de personnes en France consomment ces drogues psychiatriques. La France est l’un des pays d’Europe détenant la plus grande consommation de psychotropes, et également le plus haut taux de suicide. Il serait intéressant de faire le rapprochement entre ces statistiques et connaître réellement les influences qu’ont les traitements psychiatriques sur notre société.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme dénonce depuis près de 40 ans en France les abus de la psychiatrie. L’association est contactée chaque semaine par des familles et victimes d’abus psychiatriques.

Pour plus d’informations, visitez le site Internet de la CCDH www.ccdh.fr, ou contactez-nous par téléphone au 01 40 01 09 70 ou par email à ccdh@wanadoo.fr.

La nouvelle maladie du retard chronique

Alors que le retard chronique pourrait maintenant être considéré comme une maladie mentale, la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme a organisé avec succès plusieurs distributions à Paris le samedi 14 septembre 2013 afin de sensibiliser la population aux abus psychiatriques.

En Ecosse, un homme de 57 ans vient d’être diagnostiqué « retardataire chronique ». Cet homme était souvent en retard à son travail, pour des sorties entre amis, des rendez-vous amoureux, pour ses trains, etc. Pour les psychiatres, ce serait dû à un trouble du comportement, le déficit de l’attention avec trouble de l’hyperactivité, se caractérisant par une difficulté à gérer le temps et à estimer les durées.

Alors que ce trouble mental touche plus particulièrement les enfants, voici un moyen de cibler la population adulte.

Rappelons qu’il n’existe pas de test médical pouvant déceler à coup sûr l’hyperactivité et le trouble du déficit de l’attention. Aucun test sanguin, d’urine, de radios ou de scanner n’est effectué pour le diagnostic. Les médecins se basent sur une liste de symptômes plus ou moins généraux et ambiguës établis par le DSM (manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux).

Ainsi les retards chroniques peuvent facilement être ajoutés aux symptômes, augmentant le nombre de personnes diagnostiquées et traitées.

Les médicaments psychiatriques prescrits pour le trouble d’hyperactivité avec déficit de l’attention sont susceptibles de provoquer de la violence, des hallucinations, des troubles de la personnalité, mais aussi des idées et comportements suicidaires. La consommation abusive de ces produits fait d’ores et déjà l’objet de discussions au sein de l’agence française et européenne du médicament.

Si le fait d’être en retard devient maintenant une maladie psychiatrique, de nombreuses personnes risquent d’être faussement diagnostiquées et traitées, avec les risques que cela comprend … mais pour le plus grand bonheur des psychiatres et firmes pharmaceutiques.

La Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme dénonce depuis près de 40 ans en France les abus de la psychiatrie. L’association est contactée chaque semaine par des familles et victimes d’abus psychiatriques.

Pour plus d’informations, visitez le site Internet de la CCDH www.ccdh.fr, ou contactez-nous par téléphone au 01 40 01 09 70 ou par email à ccdh@wanadoo.fr.

Exposition à Nice contre le congrès européen de psychiatrie

Alors que le Congrès européen de psychiatrie débutera à Nice Acropolis dans quelques jours, la Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme organise plusieurs événements pour dénoncer les abus psychiatriques :

Manifestation le samedi 6 avril 2013

Exposition « Psychiatrie : la vérité sur ses abus » ouverte pendant toute la durée du congrès psychiatrique, du vendredi 5 avril au mercredi 10 avril 2013 inclus de 10h à 21h

Le 21ème Congrès européen de psychiatrie aura lieu à Nice Acropolis du 6 au 9 avril 2013. Durant ces quelques jours, de nombreux sujets seront abordés. Nous trouvons entre autre dans le programme les différents troubles de l’alimentation, les troubles sexuels, les retards mentaux, de nouvelles méthodes de stimulation et de psychochirurgie, les électrochocs, la psychiatrie disponible sur internet et en télé conférence, etc.

Alors que certains de ces thèmes peuvent paraître incroyables voire inquiétants, et sachant que ce congrès est sponsorisé par plusieurs gros laboratoires pharmaceutiques, la CCDH tient à rappeler les abus existants aujourd’hui en psychiatrie, et notamment dans les Alpes Maritimes.

Plus de 1500 internements de forces ont été effectués en 2010 (dernières statistiques obtenues auprès de la Commission Départementale des Soins Psychiatriques). Avec une moyenne de plus de 140 internements sous contrainte chaque année pour 100 000 habitants, le département des Alpes Maritimes se situe bien au-dessus de la moyenne nationale parmi les départements français ayant le plus fort taux d’internement. Au CHU de Nice, 174 séances d’électrochocs (sismothérapies) ont été effectuées en 2007.

De plus, la loi n’est pas toujours respectée dans le département. Concernant les procédures d’hospitalisation à la demande d’un tiers, 97% ont été effectuées en urgence en 2010, alors que cette procédure ne demandant qu’un seul certificat au lieu de deux doit être effectuée à titre exceptionnel et en cas de péril imminent. Certaines autorités, tels que les Préfets, Procureurs et Juges des libertés et de la détention, doivent visiter au moins une fois par an les établissements psychiatriques afin d’effectuer divers contrôles. Or concernant l’hôpital de Sainte-Marie à Nice, aucune visite n’a été effectuée en 2012 ni par le procureur ni par le préfet.

Un manque de contrôle est évident dans le centre hospitalier de Sainte-Marie. Le contrôleur général des lieux de privation de liberté a publié en 2010 un rapport sur cet établissement dénonçant notamment l’utilisation abusive des chambres d’isolement et le non respect des droits des personnes. Par la suite, l’IGAS (Inspection Générale des Affaires Sociales) a remis au Ministère de la Santé un rapport accablant dénonçant les traitements psychiatriques abusifs ainsi que l’atteinte aux droits des patients et un manque d’hygiène. Les inspecteurs mentionnent même des décès inattendus et inexpliqués.

L’exposition internationale de la CCDH « Psychiatrie : la vérité sur ses abus » présente des films inédits et chocs sur la réalité de la psychiatrie, et aussi des témoignages de 160 experts et victimes.

La CCDH existe depuis près de 40 ans en France pour dénoncer les abus psychiatriques.
Pour plus d’information, contactez CCDH par téléphone au 01 40 01 09 70 ou au 06 99 57 36 94, ou par email à ccdh@wanadoo.fr