Communiqués ‘danse’

Danse : la danse tahitienne ou « Ori Tahiti » sur le devant de la scène

Séminaire de danse traditionnelle polynésienne « Des mots aux mouvements, des mouvements aux mots » (Paris, 8, 9 & 10 novembre)

 

Paris, le 25 octobre 2012 – Dans le cadre de son Festival Hotu Ma’ohi 2012, la Délégation de la Polynésie française organise à Paris les 8, 9 et 10 novembre, un séminaire de danse traditionnelle tahitienne, « Des mots aux mouvements, des mouvements aux mots ». De l’étude des légendes tahitiennes ou de textes poétiques, sources d’inspiration chorégraphiques à la réalisation des rythmes et des costumes, le séminaire se déroule sous la forme de quatre ateliers permettant d’appréhender toutes les facettes, techniques et artistiques, d’un art ancestral en plein renouveau. Le séminaire est ouvert à tous les adeptes du « Ori Tahiti » en entrée libre sur inscription.

 

Un art ancestral source d’engouement

Jadis bannie par le clergé car jugé trop sensuelle, sortie de clandestinité dans les années 50 sous l’impulsion d’une poignée de danseurs militants (Madeleine Mou’a, puis Coco Hotahota dans les années qui suivent …), la pratique de la danse traditionnelle polynésienne, le « Ori Tahiti »* s’est largement généralisée, voire démocratisée au cours de ces dernières décennies. Emissions grand public (Sept à Huit y a consacré un sujet en octobre), succès de spectacles à grands budgets (les ballets de Tahiti Ora), les signes récents de cet engouement sont nombreux. A l’heure actuelle, on estime ainsi à plus de 6 000 le nombre de groupes étrangers pratiquant une forme de « Ori Tahiti » (source Conservatoire Artistique de la Polynésie française). Par ailleurs, le festival de danse tahitienne ou Heiva i Tahiti, prévu durant le mois Juillet, est le plus ancien des festivals du monde entier.

 

Quatre ateliers pour mettre « Des mots en mouvements, des mouvements en mots »

Moyen pour les Polynésiens d’affirmer leur tradition orale, vecteur essentiel de l’identité culturelle polynésienne et miroir d’une culture en pleine évolution, le Ori Tahiti est mis à l’honneur les 8, 9 et 10 novembre par La Délégation de la Polynésie française avec le séminaire « Des mots aux mouvements, des mouvements en mots » et ses quatre ateliers.

 

Avec les ateliers de littérature et d’écriture, le séminaire proposera tout d’abord aux danseurs de faire le lien entre la langue tahitienne et la danse (le mouvement). Des ateliers plus pratiques (atelier d’art oratoire, atelier de chant, atelier de costumes) permettront quant à eux d’offrir aux stagiaires une vision complète de la construction d’un spectacle de « Ori Tahiti », articulant au mieux les différents éléments en lien avec la thématique. Le séminaire ayant lieu en novembre, la thématique choisie est celle du lever des Pléiades, Matari’i i ni’a, qui marque, en novembre dans la société polynésienne, le début d’une relative saison de fertilité naturelle, avec le retour des pluies.*

 

– atelier de littérature et d’écriture : sur la base d’une étude de contes et légendes tahitiens, de textes poétiques en lien avec la saison de l’abondance, compréhension des principaux éléments du texte littéraires et poétiques pour construire un déroulé de spectacle possible, pour concevoir la ou les chorégraphies possibles –  Ecrire un orero de présentation !

– atelier de danse : choix des thématiques avec les participants, apprentissage des danses sur des chants et des rythmes connus et inconnus, conception de chorégraphies pour groupe sur des thématiques imposées (musique imposée, sans musique)

– atelier de costumes : histoire et signification de certains costumes, les couleurs traditionnelles, conception d’un costume de danse, atelier de tressage.

– atelier d’art déclamatoire (orero) : la société polynésienne étant une société à tradition orale, il s’agit d’expliquer l’importance de cet art, de ces discours, riches en images et en symboles (savoir parler en continu en tahitien) – sans instrument, il permet de présenter un lieu, un personnage, des actions, des événements, il vante les mérites d’une terre, d’un grand « aito »…

 

Informations pratiques :

Séminaire « Des mots aux mouvements »

La danse traditionnelle polynésienne révélée en quatre ateliers

En partenariat avec la Fédération de Ori Tahiti, en utilisant les informations données par  le Musée de Tahiti et ses Iles et respectant la méthode d’apprentissage proposée par le Conservatoire Artistique de la Polynésie française

Les 8, 9 et 10 novembre de 09h30 à 18h00

Tous niveaux

28, Bd Saint-Germain, 75006 Paris, Métro Maubert-Mutualité

Entrée libre sur inscription

dorianne.temarii (at) delegation.gov.pf

 

La Délégation de la Polynésie française à Paris : Créée en 1971, la Délégation de la Polynésie française à Paris a pour vocation première d’assurer la représentation institutionnelle du Pays en France et en Europe.  En outre, elle assume un rôle de relais des actions engagées par le Gouvernement de la Polynésie. Elle soutient par ailleurs la communauté polynésienne dans ses actions associatives, culturelles et estudiantines. Elle a vocation également à  valoriser l’image, en Métropole et en Europe, de la Polynésie française en initiant des actions de communication, en relation avec la Présidence du Pays sur ses traditions, sa culture, ses savoir faire, son patrimoine matériel, immatériel, son environnement, ses innovations. Le Festival « Hotu Ma’ohi » (« à la découverte des richesses de la Polynésie française ») et dont c’est la deuxième édition en 2012, fait partie des actions mises en œuvre par la Délégation de la Polynésie française pour atteindre un tel objectif. www.polynesie-paris.com

 

*Sur le Ori Tahiti : La danse traditionnelle polynésienne traduit une relation immédiate entre l’homme et la nature, soulignant les racines culturelles des Polynésiens. Individuelles ou collectives, les chorégraphies s’inspirent des scènes de la vie quotidienne : la fabrication du tapa, le mouvement des pagaies… La préparation d’un spectacle de danse de « Ori Tahiti » mobilise les énergies d’une ampleur que bien peu soupçonnent. Autour de la création des textes et des musiques, se greffent la réalisation des costumes, des instruments de musique, des chorégraphies et des répétitions qui se déroulent sur plusieurs mois avec des effectifs qui dépassent souvent les 150 personnes ! Source : Conservatoire Artistique de la Polynésie française.

 

**Sur Matarii, la saison de l’abondance : Les Polynésiens étaient très préoccupés par l’apparition de la constellation des Pléiades (Matarii, Matari’i, Mataiki) auxquelles ils prêtaient des liens secrets avec la vie, le cycle d’abondance et la fertilité. L’année polynésienne se divisait en deux principales saisons ou périodes royales (tau ari’i), marquées par deux dates : Matarii i ni’a vers le 20 novembre où commence la saison de l’abondance (tau ‘auhune) et vers le 20 mai, Matarii i raro, avec la disparition des Pléiades et le début de la saison de la disette (tau o’e). Le passage d’une période à une autre était un moment clef de la vie ancienne et était marqué par d’importants rites et rituels. Source : Tahiti Heritage